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Ouaouaron

Rana catesbeiana

Identification des caractéristiques

  • Jusqu’à 20 cm de longueur
  • Vert olive/jaune avec le ventre gris
  • Les mâles ont les yeux jaune vif durant la période de reproduction
  • Grosses membranes du tympan
  • Le pli cutané entoure la membrane du tympan, mais il n’y a pas de crêtes à l’arrière

Ecoutez

American bullfrog.mp3

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Voici une  photographie d'un ouaouaron sur un billot. 4 images
Voici une carte de la Colombie-Britannique indiquant l'étendue des espèces exotiques.

Regardez la vidéo

Voici une image fixe d’une vidéo sur les ouaouarons et les tortues.
(Vidéo 3.85 MO)

Flash Player et Javascript sont requis pour voir la vidéo. La transcription est ci-dessous.

Transcription

Royal BC Museum – Où vit le passé

 

Moments au musée

 

Envahisseurs exotiques

 Voici une photographie de deux spécimens d’un ouaouaron dans un bocal.

Jadis, les chercheurs de musée mettaient davantage l’accent sur la collecte et l’exposition de choses vivantes que sur l’interprétation d’habitudes de vie dans la nature.

 

Bonjour, je m’appelle Connie Mitchell. Je suis avec Gavin Hanke du Musée royal de la Colombie-Britannique. Gavin est conservateur en zoologie des vertébrés.

 

Gavin, que faisons-nous ici au milieu de ce parc?

 

Eh bien! Nous ne pouvons pas avoir une bonne exposition dans un musée sans de nouveaux renseignements et on peut les trouver même dans un parc municipal.

 

Quels nouveaux renseignements allons-nous trouver au milieu de cet étang?

 

Et ça?

 Voici une photographie du conservateur Gavin Hanke et Connie Mitchell avec une tortue.

Attendez une seconde. Je sais ce que c’est. C’est une tortue à tempe rouge. Je ne savais pas qu’elle était dans le sud de la Colombie-Britannique.

 

Voici une photographie de Gavin Hanke tenant une tortue à tempe rouge.

Elles sont ici maintenant.

 

Que voulez-vous dire?

 

Ce sont des animaux exotiques. On les trouve normalement dans le fleuve Mississippi. Elles ont été relâchées ici. Ce sont des animaux de compagnie non voulus. La plupart des gens ne se rendent pas compte des dommages qu’elles peuvent causer.

 

Regardons ici.

 

Bonne idée.

 

Voici un ouaouaron. Les espèces exotiques comme celle-ci menacent l’environnement quand elles se répandent en dehors des villes.

 

Voici une photographie de Gavin Hanke tenant un ouaouaron.

J’imagine que le changement naturel est inévitable, mais le fait de relâcher des animaux non voulus est incorrect de façons plus nombreuses que nous pouvons l’imaginer.

 

L’environnement unique de la Colombie-Britannique devient moins unique quand on relâche des espèces exotiques. Nous devrions faire notre possible pour éviter la libération d’espèces exotiques dans la nature, particulièrement des animaux de compagnie

 

www.royalbcmuseum.bc.ca.

 

Rapportez une observation

Une industrie ratée de pattes de grenouilles et un mangeur vorace qui menace les grenouilles indigènes.

Le ouaouaron est la plus grosse grenouille de l’Amérique du Nord. Il peut atteindre la taille d’une assiette et peser un demi-kilogramme, Il a un appétit que correspond à sa taille. Les ouaouarons mangent avec voracité les espèces indigènes, dont les grenouilles, les couleuvres, les insectes, les petites tortues, les oiseaux et les mammifères, tout ce qu’ils peuvent entrer dans leurs grandes bouches.
On trouve les ouaouarons dans les étangs et les lacs d’eau douce dans le sud de l’île de Vancouver, dans certaines îles Gulf et dans la vallée du Bas-Fraser. Les mâles adultes ont un cri distinct que l’on peut entendre autour des lacs et des étangs à la fin du printemps et à l’été.

Impact sur les communautés

Les ouaouarons sont un véritable fléau pour les espèces de grenouilles indigènes. Le ouaouaron est non seulement un glouton en mangeant des grenouilles indigènes, mais il se reproduit rapidement et éloigne les autres espèces de son habitat. Une seule femelle peut pondre une masse d’œufs contenant jusqu’à 20 000 œufs. Les ouaouarons propagent également des infections fongiques qui ne touchent pas le ouaouaron, mais qui tuent d’autres grenouilles nouvellement exposées. Dans leur habitat naturel, les ouaouarons ont des prédateurs comme l’achigan, le brochet et les tortues serpentines qui les contrôlent, mais en Colombie-Britannique, les prédateurs habituels des grenouilles trouvent que les têtards n’ont pas bon goût et que les ouaouarons adultes sont trop gros à manger.

Histoire de l'invasion des espèces indigènes

Les ouaouarons ont été introduits pour approvisionner une industrie de cuisses de grenouille qui n’a jamais décollé. On a fait la promotion de l’élevage de grenouilles après la Deuxième Guerre mondiale pour aider les anciens combattants à former des entreprises. Les élevages n’ont cependant pas fait de profits et les ouaouarons ont été libérés dans la nature… et ils ont prospéré. Les ouaouarons ont également été importés par les entreprises de fournitures de jardins aquatiques pour les vendre et ils se sont évadés de leurs étangs. Les têtards sont parfois accidentellement importés avec des cargaisons de poissons rouges et élevés par des propriétaires ayant bonne volonté, mais qui ne connaissent pas leur impact.